B comme BALTHASAR, Bertheline et Bertin
Balthasar Andres (ou Baltasar Andris) est le Sosa 428 de mes enfants (9ème génération). Né le 30 mai 1705 à Walbertsweiler, à 50 kms au nord du lac de Constance, dans le Land de Bade-Wurtemberg en Allemagne, Balthasar est le fils de Jean Joseph et d’Ursula Hocquemiller (ou Hockenmuller).
Il est l’un des maillons d’une longue lignée de maîtres-verriers originaires du nord de l’Italie, près du lac de Garde et de Trente. Ceux-ci ont émigré d’abord en Bavière, suivant les cours d’eau pour le sable de quartz, les forêts pour la cendre et les seigneuries ayant besoin de leur production. A cette époque cela concernait principalement le verre à vitre, les bouteilles pour le vin et la pharmacie, la vaisselle en verre soufflé pour la noblesse. On suit le périple de Balthasar toujours plus vers le Nord-Ouest et ses mariages en témoignent :
- 1726 avec Agathe Vogt à Rodalben, en Rhénanie-Palatinat
- 1744 avec Agnès Zimmer à Ottweiler, en Sarre
- 1750 avec Marie Jeanne Le Loup à Charleroi, future Belgique
Charleroi : telle est la destination de Balthasar. Un de ses frères s’y trouve depuis 1729 et il a demandé de l’aide pour redresser la verrerie de Moreau qui avait des difficultés à écouler sa production de verre de Bohême, rendue trop chère pour concurrencer les importations. Guillaume de Moreau avait décidé de développer plutôt la production de verre à vitres « à la façon allemande », moins onéreuse car de taille moins grande.
Les ouvriers verriers forment une communauté soudée et fermée, se mariant entre familles de métier et transmettant leurs charges à leurs fils. Balthasar a 9 frères et sœurs (dont un Gaspar et un Melchior, le culte des Rois Mages étant très populaire en Bavière et en Autriche) ; avec ses 3 épouses, Balthasar aura au moins 16 enfants. Balthasar décédera à l’âge de 87 ans, en 1792 à Monthermé, dans les Ardennes, à 80 kms au sud de Charleroi. Dans l’acte de décès, on note qu’il est (encore ?) « ouvrier de la verrerie », qu’on lui prête 92 ans et que son petit-fils présent, Georges André, signe «Andres » . Ceci explique la francisation du patronyme des générations suivantes.

Acte 3ème mariage de Balthasar à Charleroi le (1)4 septembre 1750, paroisse St Christophe
BERTHELINE
Bertheline est un prénom très rare. On ne recense que 4 naissances en 1912 et aucune depuis cette date. C’est au 17ème siècle que ce prénom a été le plus populaire.
Pour l’IA, il serait d’origine germanique, dérivé de Berthe (provenant de ber(a)ht) qui signifie « brillante » ou « illustre ». Le suffixe Line apporte une touche de douceur et de féminité.
Pour « Parents.fr », il serait d’origine espagnole, dérivé de « Belinus » qui signifie « belle ».
Dans la généalogie de mon mari, du côté de son père : Hubert BORDIER, originaire du Loir-et-Cher, dans la partie du département touchant le Loiret et l’Eure-et-Loir, j’ai trouvé à CHARSONVILLE (Loiret), une ancêtre prénommée BERTHELINE, née vers 1586 de Lubin DURAND et de Perrine CROSNIER.
BERTHELINE DURAND a épousé Simon CHAMPENOIS vers 1609 à CHARSONVILLE.
Ils ont eu au moins 7 enfants, dont l’ainé : PIERRE (qui fut couramment prénommé Pierre-Simon ou Pierre l’ainé) est né le 10 Février 1610 à CHARSONVILLE.

Baptême de Pierre Champenois (10/02/1610, Charsonville)
BERTHELINE DURAND épouse CHAMPENOIS, est décédée le 27 Novembre 1661 à CHARSONVILLE, à l’âge d’environ 75 ans.

Décès de Bertheline Durand (27/11/1661, Charsonville)
Pierre-Simon CHAMPENOIS a épousé Simone VENOT, fille de Fiacre VENOT et d’Estiennette GUILLON, le 16 Juillet 1647 à CHARSONVILLE.

Mariage de Pierre-Simon Champenois et Simone Venot (16/07/1647, Charsonville)
Ils ont eu 10 enfants nés entre 1649 et 1669, dont la quatrième, une petite fille née vers 1652, a été prénommée VRINE.
